Renee Fleming

Renee Fleming

Renée Fleming est une soprano américaine, née à Indiana (Pennsylvanie). Elle est demandée régulièrement sur les plus grandes scènes internationales et remporte partout le même succès.

Madame Renée Fleming est membre du comité d’honneur de l’association ACF L'Art du Chant Français.

Crédits photo: Jonathan Tichler

Elle possède des ascendances tchèques par son arrière-grand-mère maternelle. Son père et sa mère sont tous deux des professeurs de musique. Enfant, elle écoute sa mère donner des leçons de chant pendant des journées entières. Elle grandit en chantant dans les chœurs d'église et, adolescente, rejoint sa mère, soliste dans une église de Rochester. Elle prend des leçons de piano, de chant, de violon et de danse. Dès son jeune âge, Renee Fleming aime la musique traditionnelle. Outre le répertoire d'opéra habituel, elle interprète de la musique contemporaine, des airs de comédies musicales de Broadway et autres musiques traditionnelles. Elle s’intéresse à la pop et au jazz à la Crane School of Music à l'Université de l'État de New York. C'est Pat Misslin qui, découvrant les qualités vocales de sa jeune élève, la dirigera vers la musique classique.

À la faveur de la bourse Fulbright, elle part étudier en Europe auprès d'Arleen Auger - une spécialiste de l'oratorio - et d'Elisabeth Schwarzkopf avant de retourner parfaire sa technique à la Juillard School,où elle interprète, entre autres, des rôles tels que Musetta (La Bohème, Puccini) et celui de la femme dans l'œuvre Tamu-Tamu de Gian Carlo Menotti.

Les possibilités étendues de sa voix permettent à Renée Fleming d'aborder des rôles extrêmement variés qui s'adressent aussi bien aux sopranos lyriques ou dramatiques, qu'aux coloratur et aux spinto. Elle « tient » les notes les plus aiguës sans jamais faiblir. Son registre étendu, son timbre « crémeux », velouté, enveloppant et suave voire charnel alliés à un travail incessant la font considérer comme une des plus grandes sopranos actuelles. Son intérêt pour les langues la conduit à s'intéresser, à côté des opéras courants du répertoire (en italien, allemand, français), à des œuvres composées dans des langues moins fréquentes à l'opéra comme l'anglais (sa langue maternelle), le russe ou le tchèque. Et elle peut aborder avec le même succès Thaïs de Jules Massenet en français ou Rusalka d'Antonin Dvořák en tchèque.

Sa carrière éblouissante est jalonnée de succès impressionnants: En 1988 la cantatrice remporte le Metropolitan Opera Auditions. Elle rencontre dès lors un succès qui ne s'est jamais démenti. La même année, la Comtesse des Noces de Figaro est son premier succès au Grand Opera de Houston (Texas). En 1989, Renee Fleming fait ses débuts au New York City Opera dans le rôle de Mimi (La Bohème, Puccini) puis à Covent Garden de Londres où elle chante Dirce du Médée de Cherubini. En 1990, Renée Fleming sera récompensée par le prix Richard Tucker, plus haute distinction attribuée par la Fondation Richard Tucker pour la Musique. En 1991, la cantatrice accède au Metropolitan Opera, demandée par le directeur de l'opéra en remplacement de Dame Felicity Lott souffrante. Cette même année, la cantatrice fait ses premiers pas à Carnegie Hall sur une musique de Ravel. en 1994, Renée Fleming interprète pour la première fois les personnages de Desdémone (Othello, Verdi) et d'Ellen Orford (Peter Grimes, Benjamin Britten) au Metropolitan Opera. Elle endosse également le personnage de Salome de l'Hérodiade (Jules Massenet) à l'Opéra de San Francisco. En 1996, Renée Fleming campe pour la première fois de sa carrière le personnage de Marguerite dans le Faust de Gounod à Chicago (Chicago Lyric Opera).

Le 1er mars 1998, sous la direction du chef d'orchestre Sir Georg Solti, elle sera la Donna Anna du Don Giovanni (Mozart) lors de la réouverture de l'Opéra Garnier. Cette même année, Renee Fleming fait sa première apparition au Festival de Bayreuth dans le rôle de l'Eva des Maîtres Chanteurs de Nümberg (Richard Wagner).
En 1997, La cantatrice est encensée par la critique lors de son retour sur la scène de l'Opéra Bastille dans le rôle de la Maréchale (Le Chevalier à la Rose, Richard Strauss) et de son éblouissante Manon (Jules Massenet). En 2002 de retour sur les scènes françaises, elle est l'Imogène de l'opéra Il pirata (Vincenzo Bellini) au Théâtre du Châtelet et endosse le rôle titre de Rusalka à l'Opéra Bastille.

En 2004, Renee Fleming tient le rôle titre de Rodelinda (Georg Friedrich Haendel) ainsi que celui de Rusalka au Met, suivi du personnage de Violetta (La traviata, Verdi) toujours au Met. Elle interprète encore Die Gräfin (la Comtesse) du Capriccio (Richard Strauss) à l'Opéra Garnier en 2009 Renée Fleming est retenue pour interpréter Thaïs, Rusalka et la Maréchale (Der Rosenkavalier) au Metropolitan Opera, rôle qu'elle interprète aussi au Palais des festivals de Baden-Baden ainsi qu'au Théâtre des Champs-Elysées de Paris et à l'Opera de Munich. Le 7 mai, au Théâtre des Champs-Elysées, elle participe avec Seiji Ozawa à la création mondiale du cycle complet de Le Temps l'horloge du compositeur français Henri Dutilleux. Le 2 juillet 2011 Renée Fleming figurait parmi les grands noms de l'art lyrique invités à chanter lors de la messe du mariage de Charlene Wittstock et Albert II de Monaco.
En 2012, Elle reprend le rôle d'Arabella à l'Opéra Bastille, sous la direction de Philippe Jordan et obtient une Victoire d'honneur de la Musique.

Elle est particulièrement applaudie pour ses interprétations de la Comtesse Almaviva (Les Noces de Figaro de Mozart), de Desdémone (Otello de Verdi), Violetta (La traviata de Verdi). Elle est l'inoubliable Rusalka de l'opéra éponyme de Dvorak, Manon ou Thaïs dans les opéras de Massenet. Elle brille encore dans le rôle de la Maréchale du Chevalier à la Rose de Richard Strauss et campe la très crédible alcoolique d'Un tramway nommé désir d'André Previn.
Renee Fleming est demandée régulièrement sur les plus grandes scènes internationales et remporte partout le même succès. Lorsqu'elle chanta dans Rusalka à l'Opéra Bastille en 2004, Renaud Machart, critique au journal Le Monde, qualifia sa voix de « sfumato sonore ».